Travailler en Andorre :
créer sa société ou opter pour le salariat ?

Avec un taux de chômage parmi les plus bas d’Europe et une fiscalité qui compte parmi les plus douces du continent, l’Andorre attire chaque année de nombreux Français et Espagnols venus y travailler. Mais pour s’y installer légalement, tout passe par un préalable incontournable : obtenir la résidence active. Deux voies s’offrent alors à vous, le salariat ou la création de société, chacune avec ses propres conditions, avantages et démarches.

Spécialistes de l’accompagnement franco-andorran, nous guidons au quotidien porteurs de projets et candidats à l’expatriation dans leurs démarches d’immigration et de structuration. Voici l’essentiel à savoir sur le marché du travail andorran pour choisir la voie la plus adaptée à votre situation.

Créer votre société en Andorre

Vous êtes entrepreneur ou investisseur ? Découvrez les avantages fiscaux, les conditions d'établissement et les démarches pour implanter votre entreprise dans la principauté.

Créer une société

Trouver un emploi salarié

Vous cherchez un poste en Andorre ? Secteurs qui recrutent, salaires, canaux de recherche et dossier de résidence active : suivez le guide étape par étape.

Trouver un emploi

Quels secteur recrute le plus en Andorre ?

Avec un taux de chômage d’environ 1,4 % fin 2025, l’Andorre fonctionne en situation de quasi-plein emploi. Les postes non pourvus existent bel et bien, et les profils étrangers y trouvent leur place à condition de comprendre les règles d’accès au marché. Voici les secteurs les plus porteurs.

Tourisme, hôtellerie et restauration

C’est le premier pourvoyeur d’emplois de la principauté, portée par plus de 9 millions de visiteurs annuels. Les stations de ski, hôtels, restaurants et commerces recrutent massivement en haute saison (hiver surtout), avec de nombreux contrats saisonniers.

Banque, finance et gestion de patrimoine

Pilier historique de l’économie andorrane, ce secteur recherche en continu des profils qualifiés : comptables, conseillers en gestion de patrimoine, gestionnaires d’actifs. La numérisation des services financiers et l’essor de la fintech y créent de nouveaux besoins.

Commerce de détail

Grâce à une TVA (IGI) très basse, le shopping détaxé attire les visiteurs et soutient un besoin permanent de personnel de vente, renforcé lors des périodes de soldes.

Technologies de l’information

Secteur en pleine expansion : développement logiciel, cybersécurité et data attirent des profils spécialisés venus de l’étranger, encouragés par les incitations gouvernementales à l’innovation.

Santé et services à la personne

Hôpitaux et cliniques recrutent régulièrement du personnel médical et paramédical pour répondre aux besoins d’une population croissante.

Gestoria la peguera - andorre - travailler en andorre

Quel salaire espérer en Andorre en 2026 ?

Le salaire minimum

Depuis le 1er janvier 2026, le salaire minimum andorran est fixé à 1 525,33 € bruts par mois (soit 8,80 €/heure), après une hausse de 5,4 %. Ce montant représente environ 58 % du salaire moyen, se rapprochant de l’objectif de 60 % fixé par la Charte sociale européenne.

Le salaire moyen

Le salaire moyen s’établit autour de 2 675 € bruts mensuels, tandis que le salaire médian se situe aux environs de 2 120 €. Ces revenus sont généralement inférieurs à ceux pratiqués en France, mais l’écart est largement compensé par une fiscalité avantageuse.

Du brut au net : une fiscalité douce

C’est là tout l’intérêt de l’Andorre. Les cotisations sociales salariales ne représentent que 6,5 % du brut (contre bien davantage en France), et l’impôt sur le revenu (IRPF) est plafonné à 10 %, avec une exonération totale en dessous de 24 000 € de revenu annuel. Résultat : le salaire net perçu reste proche du brut, un cas rare en Europe.

À noter : le coût du logement a fortement augmenté ces dernières années sous l’effet de l’afflux de résidents. Un budget logement réaliste est indispensable avant toute installation.

Comment trouver un emploi en Andorre : les démarches concrètes

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Cibler les bons canaux

Le réseautage personnel joue un rôle déterminant dans un marché aussi restreint. Complétez-le avec les portails d'emploi locaux, les sites des entreprises et le service public de l'emploi andorran (Servei d'Ocupació).

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Maîtriser les langues

Le catalan est la langue officielle, mais l'espagnol et le français sont largement pratiqués. Maîtriser au moins deux de ces trois langues est un atout décisif pour être recruté.

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Décrocher un contrat avant tout

Toute entreprise andorrane doit d'abord publier son offre sur le marché local. Ce n'est qu'en l'absence de candidat qu'elle peut recruter à l'étranger. Vous devez donc obtenir une promesse d'embauche ou un contrat avant d'entamer vos démarches de résidence.

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Constituer le dossier de résidence active

Une fois le contrat signé, la demande d'autorisation de résidence et de travail s'accompagne des pièces justificatives (casier judiciaire, état civil, pièce d'identité, justificatif de logement, CV, visite médicale). C'est une étape obligatoire avant de commencer à exercer.

Que faut-il savoir sur le statut de salarié en Andorre ?

En raison de son dynamisme économique, la Principauté d’Andorre est une destination idéale pour trouver du travail et devenir salarié. Plusieurs fois par an, le gouvernement andorran autorise l’immigration de travailleurs étrangers afin de répondre à la pénurie de main-d’œuvre, notamment dans le secteur du tourisme.

Toutes les entreprises andorranes sont tenues de publier leur offre d’emploi sur le marché andorran : si aucun candidat local n’est trouvé pendant plusieurs semaines, il devient possible de faire appel à de la main-d’œuvre extérieure. À noter : l’Andorre n’accorde aucun statut de travailleur frontalier. Un emploi salarié impose donc de devenir résident actif et de s’installer effectivement dans la principauté.

Les personnes qui souhaitent s’installer en Andorre en tant que salariés doivent, dans un premier temps, présenter un contrat de travail pour faire la demande de résidence active (par extrapolation, une demande de visa). Le service d’immigration demandera ensuite de fournir certaines pièces justificatives :

  • l’extrait du casier judiciaire vierge,
  • le livret de famille et la fiche d’état civil,
  • l’original et une photocopie de la carte d’identité ou du passeport,
  • trois photos d’identité,
  • un justificatif de votre logement,
  • un CV.

Il faudra aussi une attestation de l’expérience professionnelle correspondant à l’emploi ou aux qualifications recherchées. La dernière étape de la constitution du dossier sera de passer une visite médicale complète auprès d’un centre agréé.

Créer sa société en Andorre : avantages et conditions en 2026

De plus en plus d’Européens choisissent l’Andorre pour créer leur entreprise et accéder à la résidence active. La principauté combine une fiscalité parmi les plus douces d’Europe et un cadre pro-entrepreneurial. Mais depuis 2026, plusieurs règles ont évolué : voici ce qu’il faut réellement savoir avant de se lancer.

Une fiscalité parmi les plus attractives d’Europe

C’est le principal moteur de l’attractivité andorrane. L’impôt sur les sociétés (IS) est plafonné à 10 %, l’un des taux les plus bas d’Europe occidentale, à comparer aux 25 % pratiqués en France comme en Espagne. Mieux : certaines activités tournées vers l’international peuvent bénéficier d’un régime réduit ramenant le taux effectif à 2 %. Ces mécanismes, ainsi que d’autres avantages fiscaux propres à l’Andorre, expliquent l’afflux d’investisseurs étrangers.

À cela s’ajoutent d’autres atouts majeurs : une TVA locale (l’IGI) fixée à seulement 4,5 % (contre 20 % en France et 21 % en Espagne), l’absence d’impôt sur la fortune, et l’absence de droits de succession et de donation. Pour une société holding, les dividendes peuvent en outre être exonérés selon la convention fiscale applicable, ce qui en fait une structure prisée pour la gestion de patrimoine. Une comptabilité rigoureuse reste toutefois indispensable pour sécuriser ces avantages.

Accéder au statut de résident fiscal andorran

Créer une entreprise est l’une des voies principales vers la résidence fiscale andorrane. Pour obtenir la résidence active en tant que dirigeant, plusieurs conditions doivent être réunies :

  • créer une société dont le siège social est établi dans l’une des 7 paroisses du pays,
  • détenir au moins 34 % des parts de cette société et y occuper un poste de gérant,
  • s’affilier à la sécurité sociale andorrane (CASS) et cotiser en tant qu’indépendant,
  • résider physiquement en Andorre au moins 183 jours par an et y établir son foyer fiscal.

Une fois résident fiscal, vous bénéficiez d’un impôt sur le revenu (IRPF) plafonné à 10 % quel que soit le montant de vos revenus, avec une exonération totale en dessous de 24 000 € annuels. À titre de comparaison, le taux marginal atteint environ 40 % en France comme en Allemagne.

Des charges sociales réduites

Les cotisations sociales andorranes figurent parmi les plus faibles d’Europe. Le taux global de cotisation à la CASS s’élève à environ 22 % (15,5 % à la charge de l’employeur et 6,5 % à la charge du salarié), avec une couverture santé, maternité, arrêts maladie et retraite. Le dirigeant, considéré comme travailleur indépendant, doit s’affilier dans les premiers jours d’activité.

Les évolutions 2026 à anticiper

C’est ici que l’accompagnement d’un cabinet spécialisé prend tout son sens, car deux réformes récentes changent la donne :

Depuis le 13 février 2026, la caution AFA n’est plus remboursable. Le dépôt de 50 000 € versé à l’Autorité Financière Andorrane (AFA) lors de la demande de résidence était, jusqu’à cette date, restitué en cas de départ du pays. Avec l’entrée en vigueur de la loi 2/2026, cette logique s’est inversée : le montant est devenu une contribution définitive et non remboursable, transférée au ministère des Finances. Seule exception, le refus initial de votre demande de résidence.

La loi Omnibus 2 a renforcé l’encadrement de l’investissement étranger. Entrée en vigueur elle aussi le 13 février 2026, elle a certes simplifié certaines démarches pour les non-résidents, mais elle rend l’autorisation préalable du ministère de l’Économie quasi obligatoire pour tout non-résident détenant plus de 10 % du capital d’une société andorrane. La procédure est devenue plus sélective et exige de démontrer une réelle substance économique.

Ces évolutions ne remettent pas en cause l’attractivité de l’Andorre, mais elles imposent d’être bien accompagné pour sécuriser son projet. Notre cabinet veille au respect des législations du pays d’origine comme de destination, à chaque étape de votre installation.

Questions fréquentes – Travailler en Andorre

Un Français peut-il travailler en Andorre ?

L
K
Oui, mais tout ressortissant étranger doit obtenir une autorisation de résidence et de travail avant de commencer à exercer. Cette autorisation s’obtient généralement après la signature d’un contrat de travail avec une entreprise andorrane.

Quel salaire faut-il pour vivre correctement en Andorre ?

L
K

D’après le Décret 28/2026 publié au BOPA, le salaire moyen cotisé s’élève à 2 672,52 € bruts par mois, tandis que le département des statistiques d’Andorre relève un salaire médian d’environ 2 120 €. Grâce à des cotisations et impôts très faibles, un revenu de 2 000 à 2 500 € net permet de vivre confortablement, à condition d’anticiper le coût du logement, en hausse ces dernières années.

Peut-on travailler en Andorre sans y résider ?

L
K
Non, pas en tant que salarié. Contrairement à la Suisse ou au Luxembourg, l’Andorre n’accorde aucun statut de travailleur frontalier : un emploi salarié impose d’obtenir la résidence active, qui exige d’y séjourner au moins 183 jours par an et d’y établir son foyer fiscal. En revanche, il est possible d’être lié à une société andorrane sans y travailler physiquement à temps plein via d’autres statuts (résidence sans activité lucrative, création d’entreprise à projection internationale), qui obéissent à leurs propres conditions.